Lorsque l’on parle de géobiologie, on pense souvent aux failles géologiques, aux réseaux telluriques ou encore aux champs électromagnétiques. Pourtant, une part importante de mon travail concerne ce que l’on appelle habituellement le paranormal.
Au cours de mes interventions, je rencontre régulièrement trois types de phénomènes : les mémoires de murs, les objets chargés et les entités humaines. Ces phénomènes font partie intégrante de ma pratique.



Certaines familles me contactent après avoir épuisé toutes les autres pistes. Elles ressentent un profond malaise dans leur maison. Les enfants refusent parfois de dormir dans certaines chambres. Des tensions familiales apparaissent sans raison apparente. D’autres décrivent une atmosphère lourde, oppressante, difficile à expliquer.
Mon travail consiste alors à écouter ce que le lieu a à raconter.
La mémoire des murs
Pour moi, une maison est bien plus qu’un assemblage de pierres, de bois ou de béton. C’est un lieu de vie.
Chaque personne qui y habite laisse une empreinte. Des joies, des peines, des disputes, des deuils, des moments de bonheur ou de souffrance peuvent parfois s’imprimer dans la mémoire énergétique du lieu.
Lorsque j’interviens dans une habitation, je rencontre des mémoires de murs presque systématiquement. Je les perçois comme une information émotionnelle encore active.
De la même manière qu’un empathique peut ressentir l’état émotionnel d’une personne, je ressens l’énergie émotionnelle d’un lieu. Il arrive que cette mémoire fasse écho à ce que vivent les habitants actuels.
Plus d’une fois, j’ai décrit avec précision une énergie présente dans une maison avant que les habitants ne me répondent : « Vous êtes en train de décrire mon fils. » Ou encore : « C’est exactement ce que traverse ma fille actuellement. »
Ces mémoires ne remontent pas toujours aux occupants présents. Elles peuvent appartenir à d’anciens habitants, parfois plusieurs générations en arrière. Elles continuent néanmoins à influencer subtilement l’ambiance du lieu jusqu’à ce qu’elles soient libérées.
Les objets chargés
Les objets ont eux aussi une histoire. Ils voyagent, changent de propriétaire, traversent parfois les décennies. La plupart sont parfaitement neutres. Mais certains semblent porter encore une partie de ce qu’ils ont vécu.
C’est particulièrement vrai pour les objets anciens, les héritages familiaux ou les objets rapportés de voyages. Je conseille toujours aux personnes qui aiment chiner d’écouter leur corps. Avant même que le mental ne s’exprime, notre corps sait souvent.
Certains objets nous attirent immédiatement. Nous nous sentons bien en leur présence, notre respiration s’ouvre, nous ressentons une forme de joie ou de curiosité. D’autres provoquent au contraire une sensation de fermeture, de lourdeur ou d’inconfort.
Pour moi, ce ressenti est une précieuse boussole. Il mérite d’être écouté.
Les entités humaines
Les entités humaines constituent sans doute la partie la plus mystérieuse de mon travail. Au fil des années, j’en ai rencontré dans plusieurs lieux.
Contrairement à l’image véhiculée par les films d’horreur, je n’ai jamais rencontré de phénomène démoniaque ou de malveillance absolue. J’ai rencontré des âmes qui semblaient bloquées. Des consciences qui n’avaient pas trouvé leur chemin vers la lumière.
Certaines étaient simplement perdues. D’autres portaient un message. D’autres encore semblaient attendre qu’une histoire puisse enfin se terminer.
L’expérience la plus marquante de ma pratique s’est déroulée dans un vieux chalet de montagne. Une jeune fille refusait d’y dormir car elle ressentait chaque nuit la présence d’une main glacée posée sur son corps.
Lorsque je me suis connectée au lieu, j’ai effectivement perçu une présence reliée à cette famille. Derrière ce phénomène se cachait pourtant quelque chose d’infiniment plus beau que ce que l’on pourrait imaginer. Cette âme portait un message de pardon et d’amour.
Après l’avoir accompagnée vers la lumière, le lieu s’est immédiatement allégé. Mais ce n’est pas ce qui m’a le plus impressionnée.
Dans les jours qui ont suivi, sans même avoir connaissance de mon intervention, plusieurs membres de la famille se sont rapprochés. Des tensions anciennes se sont apaisées. La jeune fille est revenue dormir au chalet. Des personnes qui ne se parlaient plus ont repris contact.
Comme si quelque chose s’était remis à circuler. Comme si le pardon demandé avait trouvé son chemin jusque dans le cœur des vivants.
Les maisons hantées existent-elles vraiment ?
Après toutes ces années de pratique, ma réponse est simple. J’ai rencontré des lieux porteurs de mémoires. J’ai rencontré des objets chargés d’histoires. J’ai rencontré des présences qui demandaient à être accompagnées.
Mais je n’ai jamais rencontré la malveillance que l’on voit dans les films. Ce que je rencontre le plus souvent, ce sont des histoires humaines. Des histoires d’amour. Des histoires de transmission. Des histoires de souffrance parfois. Et très souvent, des histoires de guérison.
Les maisons ont une mémoire. Elles conservent les traces de ceux qui les ont habitées.
Et lorsque nous prenons le temps de les écouter, elles ont parfois beaucoup de choses à nous apprendre.
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Je partage ici mon expérience de géobiologue. Chacun est libre de se faire sa propre opinion sur ces phénomènes. Mon intention n’est pas de convaincre, mais de témoigner de ce que j’observe au cours de mes interventions.
